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15mar/120

Des photos

flickr.com / Mister-E

Ceux et celles qui liront cet article se doutent déjà de la chance qu'ils possèdent de disposer d'internet, de pouvoir sûrement manger à leur faim, vivre alors que la detresse quotidienne n'est qu'à quelques milliers de kilomètres ou juste devant l'entrée de son immeuble.
Aujourd'hui, plus de 18% de la population mondiale vit sous le seuil de pauvreté (moins d1$ par jour), soit cinquante millions de personnes de plus que la population européenne. Ces chiffres affolants ne sont pas nouveaux et sont l'objet d'attention de journalistes, reporters...
Les associations humanitaires sont aussi là pour nous rappeler que notre vie de tous les jours est un réel paradis comparé à celui enduré par de nombreux humains à travers le globe.
Tel un dessin vaut mieux qu'un long discours, une photo prise au bon moment au bon endroit permet de cerner plus facilement un sujet, et d'en comprendre le fond. Dès lors que la photographie touche au milieu de la pauvreté, la luminosité, les contrastes ne sont plus à prendre en compte comme un photographe de mode les affinerait, le but devient alors démonstratif.
Les effets deviennent superficiels, la finalité de l'oeuvre réside dans la cruauté de la photo, dans son aptitude à faire réfléchir sans difficulté le spectateur car ce n'est pas la photo qui est en soit le centre d'intérêt, mais le tableau teinté de douleurs qu'elle dresse.
La photographie joue un rôle essentiel afin de faire éclore aux yeux du grand public la tristesse, la pauvreté, la lassitude, tous ces malheurs nichés dans le quotidien de ceux qui les vivent.